Juillet & août 2022

ÉDITO

Le Seigneur « me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre »

« Vous autres, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Marc 6, 31). Jésus s’adresse ainsi à ses apôtres après leur travail missionnaire épuisant dans la région de Nazareth. Ces paroles peuvent trouver un écho dans la vie de bon nombre d’entre nous. Juillet et août sont les mois où nous avons l’habitude de prendre des vacances : nous avons besoin d’un temps de détente, de repos, de ressourcement pour notre équilibre biologique, psychologique, mais aussi spirituel. Nous avons besoin de détente, mais également d’une halte spirituelle, par exemple en visitant un sanctuaire, une abbaye ou un autre lieu de ressourcement pour y rencontrer plus facilement le Seigneur. C’est lui qui nous procurera le repos de l’âme qui nous est tellement nécessaire pour refaire nos forces spirituelles : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre » (Psaume 23(22), 1-3).

Redécouvrir le don que sont nos pasteurs pour nos communautés

Notre diocèse vient de recevoir le don d’un nouveau prêtre, Boris Houengnissou, que notre évêque a ordonné le dimanche 26 juin. Chaque prêtre est un cadeau qui nous est fait, mais c’est un mystère que nous ne pouvons découvrir vraiment qu’avec les yeux de la foi. Nous continuons de vivre la transition d’un christianisme sociologique vers un christianisme qui se vit par une foi profonde et missionnaire, dans des communautés vivantes, à l’image de celles du temps des apôtres. Malheureusement la transition est lente et la mission des prêtres en est affectée également. Pour beaucoup, le prêtre n’est plus qu’un fonctionnaire des sacrements auquel on fait appel parce qu’on a encore un vague sentiment religieux qui doit être respecté et accueilli bien évidemment, mais le prêtre n’est pas un fonctionnaire : il est envoyé par l’évêque dans nos communautés pour en être le pasteur, en collaboration avec ses confrères prêtres et les laïcs engagés. Le prêtre s’adapte à ses communautés en s’inscrivant dans une histoire, mais, pour ne pas s’enliser dans un conformisme stérile, les communautés acceptent aussi de cheminer dans la nouveauté de l’Esprit que leur propose leur pasteur qui donne sa vie pour elles. Les communautés doivent aussi le soutenir par la prière, l’accueil, la bienveillance, le refus de toute forme de médisance et, si elles pensent qu’il faut lui exprimer une critique constructive, il faut s’inspirer de l’Évangile.

Prions pour que nos communautés ressemblent de plus en plus à de vraies communautés de foi et d’amour, sous la conduite de leur pasteurs respectifs, des communautés missionnaires dans un monde tellement imperméable au message de l’Évangile et indifférent à Dieu, mais qui a pourtant soif de lui, trop souvent sans le savoir !

 

Abbé Pascal-Marie Jerumanis, votre doyen.

Nouvelle traduction du missel: des changements concrets

À partir de ce 28 novembre, premier dimanche de l’Avent, la nouvelle traduction française du missel entre en vigueur. Qu’est-ce qui change, concrètement, pour les fidèles participant à la messe ? Petit tour d’horizon des nouveautés, qui doivent nous aider à mieux vivre l’eucharistie.

Lire la suite ->