Janvier 2026

 ÉDITO 

 Prions pour la paix et convertissons-nous!

Alors que l’année nouvelle s’ouvre avec la solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu, le 1er janvier est aussi, depuis 1968, la journée mondiale de la Paix, établie à l’initiative de l’Église catholique. Cette année, le thème de cette journée sera « La paix soit avec vous tous : vers une paix désarmée et désarmante ». On se souvient des tous premiers mots que Léon XIV a prononcés le soir de son élection, le 8 mai dernier : « La paix soit avec vous tous (…) C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. » Le nouveau pape donnait ainsi une claire indication de l’une de ses principales préoccupations. Alors que la guerre ravage de nombreux régions du monde et que la guerre hybride atteint déjà notre propre pays, le thème choisi cette année pour la journée mondiale de la Paix est une invitation à construire « une paix désarmée et désarmante », une paix qui ne soit pas fondée sur la peur, la menace ou sur les armes. Seule cette paix sera capable de résoudre réellement les conflits, en ouvrant les cœurs et en générant de la confiance, de l’empathie et de l’espérance. Mais comment cette paix pourrait-elle nous inspirer là où nous sommes, dans nos milieux de vie, dans nos communautés chrétiennes, dans nos lieux de travail ? Il faut prier pour la paix avec persévérance, mais cela ne suffit pas : il faut l’incarner dans un style de vie qui refuse toute forme de violence, de manipulation, de mensonge.

« La paix soit avec vous ! » : ce sont les paroles du Christ ressuscité qui seul peut apporter au monde la véritable paix, cette paix proclamée déjà à Noël. Avec les anges, nous chantons désormais à la messe : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » Cette paix est d’abord un don de Dieu qui descend du ciel et qui est destiné à tous les hommes, mais qui ne peut porter tout son fruit que si les hommes accueillent ce don, se laisse transformer par ce don, en se convertissant : il faut donc prier et changer également notre style de vie, notre manière de penser, notre manière d’être en relation avec les autres. Il y va de notre avenir et de l’avenir de notre humanité.

De retour de son premier voyage apostolique en Turquie et au Liban, le pape Léon exprimait cette espérance : « La paix est possible et (…) les chrétiens, en dialogue avec les hommes et les femmes d’autres confessions et cultures, peuvent contribuer à la construire. » Que cette espérance nous illumine au début de cette nouvelle année et nous entraîne à être des artisans de paix là où nous sommes !

 

Sainte année 2026, bénie par le Seigneur!

Abbé Pascal-Marie Jerumanis, votre doyen