Décembre 2021

ÉDITO

En marche vers Noël

Depuis le début de l’Avent, nous nous préparons à l’avènement du Fils de Dieu dans notre monde, à la venue de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. Le mot « avent » vient d’ailleurs du latin adventus qui veut dire « venue, arrivée, avènement ». Dans la liturgie, la préparation à Noël, à la nativité du Christ, se fait notamment avec les prophètes de l’Ancien Testament dont le plus grand est Jean le baptiste. Marie, la jeune femme de Nazareth, la fille d’Israël qui porte en son sein le Messie, nous accompagne tout spécialement. Mais, pour accueillir le Sauveur, Joseph est là également, aux côtés de son épouse et à nos côtés.

Bethléem, « la maison du pain », du Pain de vie

Dans notre secteur de Ciney-Leignon en route vers une unité pastorale, nous avons la joie d’avoir la chapelle « Bethléem ». Ce nom vient de l’hébreu « maison du pain ». Le véritable Pain qui descend du ciel, c’est le Fils de Dieu, comme il l’a lui-même révélé dans la synagogue de Capharnaüm : « Le Pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde… C’est moi qui suis le Pain de vie » (Jn 6,33.35). La crèche, la mangeoire où l’Enfant de Bethléem a été couché manifeste déjà qu’il est venu pour se donner en nourriture pour la vie du monde. C’est tout spécialement à travers la Parole de Dieu et l’Eucharistie que le Fils de Dieu est notre nourriture jusqu’à la fin du monde. Dans la chapelle Bethléem, nous pouvons venir nous nourrir spirituellement du Pain de vie en adorant le Saint-Sacrement exposé. Durant l’Avent, nous commencerons aussi, pour tout le secteur, des rencontres autour de la Parole de Dieu pour apprendre à demeurer dans les paroles du Seigneur, à les écouter vraiment et à nous laisser transformer par elles.

Redécouvrir la beauté de la célébration eucharistique

La nouvelle traduction du missel peut être l’occasion pour redécouvrir la beauté, la grandeur et la simplicité de la célébration eucharistique, le lieu par excellence pour nous nourrir de la Parole de Dieu et du Corps du Christ. Le concile Vatican II a souhaité une réforme liturgique pour que les textes et les rites expriment avec plus de clarté les réalités saintes qu’ils signifient et que le peuple chrétien, autant qu’il est possible, puisse facilement les saisir et y participer par une célébration pleine, active et communautaire. Cette participation n’est pas fondée sur une action que chacun aurait à faire pour avoir l’impression de participer : « celui qui écoute, qui répond et qui adore réalise ce que l’on appelle en liturgie la participation active » (introduction à la nouvelle traduction dans le missel des dimanches 2021). La nouvelle traduction qui est plus fidèle au texte original et plus inclusive devrait nous permettre de participer de manière renouvelée à la liturgie eucharistique dans un vrai dialogue avec notre Dieu qui nous fait entrer dans son Alliance. Ce dialogue se dit par des paroles, mais aussi par des gestes, des attitudes, des couleurs, des sons et des moments de silence.

Que cette redécouverte de la liturgie eucharistique nous prépare à accueillir Dieu à Noël ! Sainte fête de Noël !

Abbé Pascal-Marie Jerumanis