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Mgr Pierre Warin vous adresse sa première lettre pastorale

Mgr Pierre Warin a un souhait: que chaque baptisé puisse prendre connaissance de sa lettre pastorale  »Duc in Altum »,  »Avance en eau profonde ». Cette parole de Jésus à Pierre, Mgr Warin nous la propose. Une invitation à, comme il l’écrit  »quitter les rivages connus pour prendre la direction du grand large. » Cette lettre pastorale contient quatre propositions pastorales sur lesquelles l’évêque attend les réflexions des prêtres, des diacres, des religieux, des consacrés… mais aussi de tous les baptisés. Une lettre pastorale qui sera analysée, décortiquée au fil des mois, des rencontres….

Lorsque Mgr Pierre Warin a appris du nonce apostolique que le pape François voyait en lui le prochain évêque du diocèse de Namur, il n’y croyait pas. Il ne pensait pas qu’une telle mission lui serait confiée alors qu’il se préparait, c’était il y a un an, à fêter ses 71 ans. Ce diocèse, il le connaît très bien. Comme évêque auxiliaire – depuis juillet 2004 – il l’a sillonné dans tous les sens, il a rencontré les acteurs de terrain, les chrétiens…
Lors de la conférence de presse de présentation organisée après sa nomination, Mgr Warin livrait, en quatre points, l’orientation qu’il souhaitait donner à son épiscopat.  »Ces quatre axes, je les ai déterminés sur base de l’état de vie du diocèse, de sa physionomie. Ce sont quatre défis que je me sens appelé à relever. Comme pasteur diocésain du troupeau, je dois être à sa tête pour indiquer le chemin. Je me dois d’être proactif. Ma place est encore parmi le troupeau. J’aime beaucoup cette phrase de saint Augustin: ‘Pour vous, je suis prêtre. Avec vous, je suis chrétien.’ Ainsi que la très belle image que donne le pape François: ‘Le pasteur se doit de porter l’odeur des brebis tant il les fréquente.’ Comme évêque, je me dois encore d’être à la fin du troupeau pour encourager, épauler la brebis qui souffre.”
Ces quatre axes, Mgr Warin les portait en lui,  »je les ai laissés mûrir. » Ils se retrouvent développés, un an plus tard, dans cette lettre pastorale  »Duc in Altum ».

Propositions pastorales
 »Depuis le début de mon épiscopat, souligne, Mgr Warin, j’ai voulu faire des propositions pastorales. Ces projets je vais les soumettre à la réflexion de l’assemblée des doyens, des membres du conseil presbytéral et du conseil pastoral, au discernement des baptisés et à la prière des consacrés car sans l’accueil de Dieu, nous ne ferons rien de bon.  » Et de poursuivre:  »Je n’entends pas imposer les choses. La réflexion de chacun est nécessaire avant de développer des principes directeurs pour l’avenir du diocèse.  »
Mgr Warin compte donc sur chacun des baptisés pour réagir aux orientations décrites. Sur le bon sens des hommes et des femmes du diocèse. Et pas besoin d’avoir un master en théologie ou en liturgie pour oser apporter sa réaction. Mgr Warin ajoute également:  »Une personne humble peut très bien nous indiquer le chemin. Quand on est dans une assemblée où on échange sur un point, par exemple, il arrive de retenir le projet d’une personne qui n’ait pas de compétences particulières. »

 »Notre bon Pape »
En écrivant cette lettre (12 pages en format A5), l’évêque a voulu qu’elle soit accessible à tout un chacun. Au fil des pages, vous apprendrez à mieux connaître notre évêque. Ainsi quand il cite le pape du François, il mentionne  »Notre bon Pape ». Mgr Warin:  »Je l’apprécie beaucoup et je trouve que sur beaucoup de points son attitude est prophétique. C’est un homme d’exception, d’une grande humilité, il demande régulièrement que l’on prie pour lui. A 83 ans, le pape François a une capacité de travail exceptionnelle. J’apprécie un pape qui insiste sur la miséricorde, sur le pardon à accorder à l’autre, sur sa proximité avec celui qui tombe. Un pape qui est attentif aux pauvretés, à toutes les pauvretés.”
Lettre pastorale divisée en quatre chapitres:
– 1. Engendrer des communautés pleinement chrétiennes et qui fassent signe au monde.
-2. Etre plus attentif aux pauvretés et grandir en miséricorde.
-3. Dans notre Eglise diocésaine plurielle permettre à chacun de déployer sa vocation. Un troisième point où l’évêque énumère tout ce qui se fait déjà en famille, en paroisse… Tout ce qui fonctionne et fonctionne bien. Chaque énumération se termine par “Quelle chance pour nous.” Une manière encore d’encourager quand la morosité s’installe ceux qui sont désolés par une Eglise qui ne serait pas en osmose avec son temps, avec une Eglise délaissée par beaucoup…
-4. Favoriser les vocations de prêtre et de consacré.
Un de ces points touche les vocations qui ne pourront devenir réalité que si un  »terreau chrétien est reconstitué. »


Christine Bolinne

Comment se la procurer? La lettre pastorale  »Duc in Altum » a été imprimée à 10.000 exemplaires. Elle a été envoyée en même temps que la revue Communications. La lettre pastorale  »Duc in Altum » est encore à votre disposition via les CDD de Namur et d’Arlon.

Lettre du doyen, 30 mai 2020

Pour la Pentecôte
et la reprise prochaine des célébrations eucharistiques

Bonjour à chacune et à chacun,

Avec la Pentecôte s’achève le temps de Pâques : le Christ est mort et est ressuscité pour que nous devenions pleinement les enfants de notre Père des Cieux et ses témoins fidèles jusqu’aux extrémités de la terre. Mais cela ne peut se réaliser sans le don de l’Esprit que Jésus nous envoie d’auprès du Père. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons vraiment nous tourner vers le Père, comme ses enfants bien-aimés, en lui disant « Abba, Père ! ». Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons vivre vraiment en témoins de l’Amour, là où nous sommes, pour que tout homme, toute femme, jeune ou plus âgée, valide ou non, puissent rencontrer l’Amour de notre Père des cieux qui se donne à nous par Jésus, dans l’Esprit.

À la Pentecôte, l’Église des Apôtres s’est « déconfinée ». Cette année, malheureusement, nous ne pourrons pas encore le vivre en vrai, mais notre cœur doit se déconfiner déjà : remplis toujours davantage de l’Esprit, soyons de plus en plus ouverts sur les autres, solidaires et fraternels, témoins de l’Amour là où nous sommes !

Le 3 juin, le Conseil national de Sécurité décidera de la date où tous les cultes de notre pays pourront à nouveau se réunir pour tenir des services religieux. Entretemps, les mesures de sécurité qui devront être appliquées, ont été approuvées. Elles ont été transmises à tous les responsables pastoraux locaux. Nos églises se préparent ainsi ou sont déjà prêtes pour la reprise des célébrations.

Comme on ne pourra accueillir qu’une personne par 10 m2, le nombre de places disponibles dans nos églises sera fortement limité. De plus, pendant les célébrations, on devra garder la distance de 1m50 entre nous et observer diverses règles sanitaires. Sur la porte de chaque église, on affichera le nombre maximum de personnes pouvant être accueillies. Ainsi, à Ciney, à la collégiale et à l’église des capucins, nous ne pourrons accueillir que 55 personnes, pour chaque célébration. Comme il n’y aura pas de messe à Biron à 9h à cause de la petite taille de l’église, il y aura une messe à la collégiale à 9h, en plus des messes de 10h30 et de 18h. Pour la messe de 10h30 à la collégiale, il faudra réserver sa place. La plupart l’ont déjà fait.

Nous vous recontacterons dès que la date de la reprise de célébrations sera fixée. Nous espérons pour le week-end prochain, c’est-à-dire pour le dimanche de la Sainte Trinité.

Pour finir, voici une prière à l’Esprit Saint écrite par saint Jean XXIII :

« Ô Saint Esprit, achève en nous l’œuvre commencée par Jésus ;
donne force et constance à la prière que nous faisons au nom du monde entier ;
hâte pour chacun de nous l’heure où nous accéderons à une profonde vie intérieure ;
donne son élan à notre apostolat, qui veut atteindre tous les hommes et tous les peuples,
tous ceux qui sont rachetés par le Sang du Christ et tout son héritage.
Mortifie en nous notre présomption naturelle et élève-nous jusqu’à la sainte humilité,
la vraie crainte de Dieu, le courage généreux.
Qu’aucune attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation ;
qu’aucun intérêt, par lâcheté de notre part, ne lèse les exigences de la justice ;
qu’aucun calcul ne réduise l’immensité de la charité aux étroitesses de nos petits égoïsmes.
Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude de notre sacrifice, jusqu’à la croix et la mort ;
et enfin, que tout corresponde à la dernière prière du Fils à son Père céleste
et à cette effusion de grâces
que le Père et le Fils veulent répandre par toi, Esprit d’amour, sur l’Église et sur ses institutions, sur chaque âme et chaque peuple. Amen. »
 

« Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit nous fasse aussi agir ! » (Ga 5,25)

En restant en communion avec vous toutes et vous tous,

Abbé Pascal-Marie, votre doyen

Lettre du doyen pour la semaine sainte 2020

auprès du Seigneur pour la fin de la pandémie, pour le soulagement des malades, pour le personnel soignant et le salut éternel des défunts !

Pour le jeudi saint, le vendredi saint et le dimanche de Pâques à la cathédrale de Namur, le diocèse a organisé des retransmissions en direct :

Vous pourrez aussi être en communion avec les célébrations qui auront lieu à la collégiale de Ciney, portes fermées, le jeudi saint à 19h, le vendredi saint à 19h et le dimanche de Pâques à 10h30.

Sainte fête de Pâques à chacune et à chacun !

En restant en communion avec vous toutes et vous tous,

Abbé Pascal-Marie, votre doyen

Lettre du doyen pour le début du temps pascal 2020

Bonjour à toutes et à tous,

Nous venons de célébrer Pâques dans des conditions exceptionnelles, mais nous avons eu la joie d’être en communion tout spécialement pour la célébration de la veillée pascale présidée par Mgr Warin à la collégiale. Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont participé à la préparation de cette célébration qui a été un signe d’espérance pour beaucoup, selon les échos que nous en avons eus. Vous pouvez revoir la célébration sur le site du doyenné

(www.doyennedeciney.be).

Après le conseil national de sécurité de ce vendredi 24 avril, nos évêques vont nous donner des directives pour l’avenir. Dans leur communiqué du 16 avril, on peut lire ceci :

« La décision du 15 avril 2020 notifie que toutes les mesures prises par les autorités civiles et religieuses concernant les célébrations religieuses ou activités ecclésiales sont maintenues jusqu’au 3 mai 2020. Dès modification des mesures générales par un prochain Conseil National de Sécurité, le Conseil permanent de la Conférence des Évêques examinera avec les autorités civiles comment l’Église peut modifier ses mesures, en quels lieux et dans quelles conditions. Une nouvelle communication sur ce sujet suivra alors dès que possible. »

En attendant, nous sommes invités à vivre ce temps pascal en laissant le Seigneur ressuscité nous communiquer sa paix. Continuons de nous soutenir les uns les autres par la prière et par de petits gestes d’attention et de solidarité. Rendons grâce aussi pour le dévouement de tous ceux qui sont en première ligne et aussi pour l’élan de générosité et de solidarité qui est une « sainte » contagion qui touche de plus en plus de personnes dans nos paroisses, nos communes, notre pays et le monde entier.

C’est quand on est privé de l’Eucharistie, comme en ce temps de confinement, qu’on perçoit peut-être davantage à quel point le Pain de Vie nous est vital. « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », demandons-nous régulièrement à notre Père des Cieux. Cette demande vise non seulement le pain matériel mais aussi le pain eucharistique, comme le suggère l’emploi du terme grec epiousios qu’on traduit par « de ce jour », mais qui signifie littéralement « sur-essentiel ». La Catéchisme de l’Église catholique explique : « Pris à la lettre, il désigne le Pain de Vie, le Corps du Christ, ‘remède d’immortalité’ » (Nr 2837). Saint Augustin considère aussi l’Eucharistie comme « notre pain quotidien ».

En cette période où tant de chrétiens souffrent de la privation de l’Eucharistie et où tant de prêtres doivent célébrer l’Eucharistie seuls, sans assemblée, le témoignage du vénérable évêque Mgr Boleslas Sloskans peut nous encourager. Il a souffert dans les prisons et les camps soviétiques et a vécu les 35 dernières années de sa vie en Belgique. L’Eucharistie était pour lui le centre de chaque journée : sa plus grande joie était de célébrer la Messe, et cela jusqu’à la fin de sa vie.

Pendant sa captivité, les jours les plus pénibles furent pour lui ceux où il ne pouvait pas la célébrer. Voici quelques extraits de son récit autobiographique :

« 30 janvier 1929. On me transporta à l’improviste, de l’île Solovki à l’île d’Anzer. (..) Une vie nouvelle commença pour moi. Il n’y avait plus de messe. Dans la baraque, du matin au soir, jurons, querelles, vols, blasphèmes et anecdotes d’une immoralité repoussante. »

Plus tard, quand d’autres prêtres arrivèrent à Anzer et qu’ils furent casés avec Mgr Sloskans dans la même baraque, ils songèrent à célébrer la Messe :

« Dès le début nous songeâmes à une grave question : comment et où dire la messe. Malgré toutes les perquisitions nous possédions l’indispensable pour célébrer la Ste Messe. (..) Pendant quelques jours nous célébrâmes dans la forêt sur une pierre ; mais c’était incommode et dangereux. Ensuite nous érigeâmes avec quelques valises un autel au grenier. Cachés de toutes parts nous disions tous les jours la messe à genoux sans bouger pour ne pas remuer le toit par un mouvement de la tête. (..)

Au commencement nous pouvions employer du vin qu’on nous envoyait dans des colis. Quand l’autorisation de célébrer la messe nous fut enlevée, nous perdîmes aussi le droit de recevoir du vin : on confisquait tous les envois qui nous étaient destinés. Nous dûmes préparer nous-mêmes notre vin de messe selon le conseil que Tanquerey donne dans sa théologie, c’est-à-dire, en utilisant le raisin sec. Nous disions la messe avec quelques gouttes de vin seulement. Le raisin sec était pêché dans la compote achetée spécialement dans ce but ; nous faisions notre possible pour l’obtenir dans des envois. Les calices étaient en étain, fabriqués par nous-mêmes. Nous faisions aussi nous-mêmes les hosties (..). »

Mgr Sloskans avait également le souci de soutenir les autres prisonniers en se débrouillant pour leur faire parvenir la Communion. Il écrit : « J’avais remarqué qu’il se trouvait dans le camp un certain nombre de mes paroissiennes de Russie blanche. (..) Quand notre chapelle fut fermée, nos paroissiennes se retrouvèrent privées de la Sainte Communion ; depuis lors le Saint Sacrement leur fut porté jusqu’à la grille enveloppé dans un linge propre ; elles le portaient ensuite elles-mêmes dans la chambre qui leur était réservée et communiaient chacune pour soi (..). Quand les prêtres ne pouvaient pas porter eux-mêmes le Saint Sacrement, cette haute mission était confiée à deux adolescents qui vivaient avec nous et se préparaient au sacerdoce. »

Vivons dans l’espérance le temps pascal !

En restant en communion avec vous toutes et vous tous,

Abbé Pascal-Marie, votre doyen

Lettre de Mgr Warin : « Je vous suis proche et je vous bénis »

Chers diocésains,

Au moment où j’écris ces lignes (20 mars), la radio annonce qu’en Chine, c’est le deuxième jour qu’aucun cas nouveau n’a été recensé. L’épidémie aura une fin. Tenons en éveil l’espérance !  

Tenons en éveil l’espérance en raison du personnel soignant qui s’investit totalement. Chaque jour à 20 heures, maintes personnes se manifestent aux fenêtres pour les applaudir. Je suggère que, là où c’est indiqué et selon des modalités à déterminer localement, la sonnerie des cloches de nos églises appuie ce mouvement sympathique. 

Tenons en éveil l’espérance en raison de la foi qui nous habite. Sur la croix c’était nos souffrances qu’il portait. Jésus souffre en tout homme qui souffre. Et parce qu’il en est ainsi, nos jours d’épreuve peuvent être des vendredis saints. Et aussi conduire au soleil du matin de Pâques, parce que Jésus nous entraîne dans sa Pâque, son passage. 

Au chapitre 8 de sa lettre aux Romains, saint Paul écrit que « si la création gémit maintenant encore, ses douleurs sont celles d’un enfantement » (cf. v.22). Que vive soit notre espérance malgré les papillons noirs qui peuvent battre devant nos yeux ! 

 Je vous suis proche et vous bénis. 
+ Pierre Warin

Dispositions pour la semaine sainte en Belgique

Des célébrations sans fidèles lors de la Semaine Sainte en Belgique

Dans un communiqué publié ce lundi 23 mars, la Conférence des évêques de Belgique fait part des dispositions prises pour les semaines à venir, en particulier la Semaine Sainte, dans le contexte de l’épidémie de coronavirus.

L’Eglise belge s’adapte aux nouvelles réglementations des autorités du pays pour contenir la propagation du Covid-19. La Conférence épiscopale a annoncé ce lundi que la suspension de toutes les cérémonies religieuses publiques sera prolongée jusqu’au 19 avril, ce qui inclut la période de la Semaine Sainte. Après cette date, elles ne reprendront qu’avec l’autorisation des autorités civiles. 

Les lieux concernés

Comme partout dans le monde, les évêques belges se préparent à célébrer le temps de Pâques en suivant les indications du Pape François. Ainsi, pour permettre aux fidèles de suivre les liturgies à la radio, à la télévision ou en streaming, il pourra y avoir dans les églises, en plus des célébrants, les techniciens chargés du tournage, à condition de respecter scrupuleusement les règles de distance de sécurité. La suspension des célébrations concerne toutes les églises et chapelles dans lesquelles le culte est célébré publiquement, y compris les monastères, les lieux de pèlerinage et les institutions catholiques, et touchent également les communautés non catholiques qui les utilisent. Les communautés contemplatives et monastiques célébreront la Liturgie des Heures et les autres offices de la Semaine Sainte à huis clos, sans visiteurs extérieurs.

Les dispositions pour la Semaine Sainte

En ce qui concerne en particulier la messe du dimanche des Rameaux du 5 avril prochain, les rameaux bénis ne seront pas mis à disposition, ni à l’intérieur ni à l’extérieur des églises. La Messe Chrismale du Jeudi Saint, avec la bénédiction des Saintes Huiles et la consécration du Saint Chrême, pourra être célébrée par les évêques plus tard, après la reprise des liturgies publiques. Les huiles saintes seront en tout cas distribuées après la fin de la pandémie, selon les dispositions de chaque diocèse. Les évêques belges autorisent également le report des confessions individuelles des fidèles. 

Comme ils n’ont accès ni à la communion ni à la confession sacramentelle, les fidèles sont invités à célébrer cette Pâque unique comme ils le peuvent: par la prière à la maison, seuls ou en famille, avec la lecture et la méditation des lectures et des prières de la Semaine Sainte et, bien sûr, en suivant les liturgies à la radio, à la télévision et en streaming. Comme l’a expliqué le Pape François lors de la messe à Sainte-Marthe le 20 mars, en attendant qu’un prêtre les confesse, ils peuvent se tourner directement vers Dieu pour lui demander pardon. 

Remerciements adressés aux soignants

Tous les baptêmes et les mariages religieux sont également reportés. En ce qui concerne les premières communions et les confirmations prévues pour le 19 avril, les évêques informeront les fidèles dès qu’ils auront reçu des instructions des autorités. Les campagnes de Carême promues par les deux organisations « Carême Entraide et Fraternité » (francophone) et « Broederlijk Delen » (néerlandophone) ne sont pas suspendues, bien que les dons ne puissent pas être faits en espèces. Pour suivre les mises à jour concernant la Semaine Sainte, la Conférence épiscopale belge renvoie aux sites Cathobel (francophone) et Kerknet (néerlandophone).  

Dans leur communiqué, les évêques s’unissent enfin à la gratitude du peuple belge envers tous ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le Covid-19: médecins, infirmeries, services d’urgence, police et autorités.  

Selon les chiffres communiqués ce mardi par  SPF Santé publique et le Centre de crise belge, 4269 contaminations ont été confirmées en Belgique, 122 personnes sont décédées, et 450 ont quitté l’hôpital depuis le 13 mars.

Covid-19 : Lettre de Mgr Pierre Warin demandant un geste de communion pour le 25 mars, solennité de l’Annonciation.

Monsieur l’abbé,
Monsieur le diacre,
Madame, Monsieur,

Le mercredi 25 mars, les chrétiens fêteront l’Annonciation: la Vierge Marie reçoit l’annonce d’une Bonne Nouvelle dans sa vie et pour le monde. Si elle s’interroge, l’ange la rassure: « Rien n’est impossible à Dieu. »

En ces temps difficiles, le diocèse de Namur invite tous les chrétiens et, au-delà tous les hommes et femmes de bonne volonté à exprimer, ce 25 mars, par un geste, leur communion et leur soutien avec tous ceux qui souffrent de la pandémie du coronavirus… et avec tous ceux qui s’engagent à la combattre: médecins, infirmiers, soignants, pharmaciens, forces de l’ordre, chercheurs.

Si les églises restent ouvertes, il est demandé à tous de rester à la maison. Aussi, à l’instar des diocèses français nous invitons chacun à allumer une bougie et à la placer à la fenêtre de sa maison en cette belle fête de l’espérance. Une bougie, c’est une lueur d’espérance: espérance que la maladie sera vaincue, espérance que la solidarité l’emportera sur l’égoïsme, espérance aussi que le temps de la passion laissera place aux jours de la résurrection.

Si nous ne pouvons pas célébrer ensemble cette fête, nous pourrons la vivre personnellement, en famille, à la maison. Prions en communion les uns avec les autres, et spécialement avec ceux qui luttent pour la vie dans les hôpitaux de notre pays.

En esprit, déplaçons-nous ce jour-là, par la pensée, aux Sanctuaires de Beauraing où la Vierge Marie, Mère au Coeur d’Or, ouvre les bras pour porter nos prières à Jésus son Fils: « Priez, priez beaucoup, priez toujours » nous dit-elle. Si nous le pouvons, ensemble, en une grande chaîne de prière, nous prierons le chapelet à 18h30, comme à l’époque des apparitions.

Notre-Dame de Beauraing, guérissez les malades!

Notre-Dame de Beauraing, priez pour nous.

+ Pierre Warin, évêque de Namur
Joël Rochette, vicaire général

MESSAGE DU CARDINAL DE KESEL AUX FIDÈLES FACE AU COVID-19

Face à l’épidémie du corona et à la crise qu’il a engendré, le cardinal De Kesel a souhaité adresser un message à tous les fidèles : 

Chers amis,

Des événements totalement imprévus peuvent parfois arriver. Des évènements dont on pensait qu’ils se produisaient jadis mais plus maintenant, et sûrement pas dans une société aussi développée que la nôtre. Rien n’est moins vrai. Le coronavirus nous place devant une évidence : nous sommes et restons des êtres fragiles, pas uniquement ici où là mais partout dans le monde.

La solidarité attendue aujourd’hui de tous, est, elle aussi, universelle. Personne ne peut se permettre une exception pour soi-même. En tant qu’Eglise, nous ne le pouvons pas non plus. Tout comme pour la pauvreté et la migration, il n’y a pas de solutions uniquement au plan local. Nous le savons bien, mais nous l’oublions fréquemment. Nous essayons de maintenir le problème en dehors de nos frontières, mais le virus ne connaît pas de frontières. La mentalité du « chacun pour soi » nous rend encore plus vulnérables. Nous sommes responsables les uns des autres à l’échelle mondiale. La terre est vraiment notre maison commune.

Cette crise du coronavirus intervient en plein carême au moment où de dimanche en dimanche, de semaine en semaine, nous nous préparons à Pâques. Il ne nous est plus possible de célébrer avec nos communautés respectives, même pas l’eucharistie le dimanche. On pourrait se dire : il aurait mieux valu que cela arrive à un autre moment, mais cela n’a pas beaucoup de sens. Certes, nous vivrons le carême cette année autrement, mais nous ne le vivrons pour autant pas moins intensément. Cela demandera de chacun de nous un effort supplémentaire et une plus grande créativité.

La préface du carême le qualifie de temps fait pour se donner davantage à la prière et pour témoigner plus d’amour pour le prochain. Nous ne pouvons plus nous rassembler pour prier ensemble, mais nous pouvons le faire seul, en famille ou dans nos communautés religieuses. C’est un temps de silence et de réflexion, avec une attention particulière pour l’Ecriture que la liturgie propose. Fort heureusement les médias, en particulier les médias religieux nous y aident.

Maintenant que tout doit se passer en silence, la préparation à Pâques reste aussi un moment de plus grande attention aux autres. D’abord bien sûr à l’égard de ceux qui sont atteints par la maladie, ceux qui les soignent et ceux s’efforcent d’endiguer la maladie par leurs recherches. Mais aussi pour ceux qui sont pauvres ou isolés, ceux qui fuient la guerre et la violence, pour tous ceux qui d’une façon ou d’une autre sont dans le besoin et frappent à notre porte pour obtenir de l’aide. Les collectes pour le carême de partage se tiennent habituellement en cette période, n’oublions pas non plus cette forme de solidarité.

Ces jours-ci nous allons devoir vivre un peu plus reclus, parfois en véritable quarantaine ou en cercle très restreint. Les célébrations et en particulier l’eucharistie nous manquerons. Ce sera une autre forme de jeûne. Mais ne croyons pas que nous sommes seuls. Nous restons en profonde communion les uns avec les autres : en communion de prière et dans une solidarité universelle. Et n’oublions surtout pas qu’en tout cela, le Seigneur nous reste proche. Il est en mesure de faire du temps présent un temps de grâce.

+ Jozef Cardinal De Kesel

Covid-19: Elan de solidarité collaborative des médias d’Eglise

16 mars 2020 par Jean-Jacques Durré

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Dans le cadre de la suspension jusqu’au 3 avril des célébrations liturgiques, les médias d’Eglise ont uni et coordonné leurs actions pour proposer des programmes, afin d’accompagner tout un chacun en ce temps de carême.

Bien avant que le gouvernement en affaires courantes décide de prendre des mesures radicales pour endiguer l’expansion de l’épidémie du coronavirus Covid-19, les évêques de Belgique publiaient le 12 mars dernier, un communiqué par lequel ils annonçaient suspendre toutes les messes et célébrations publiques dans notre pays. Cette décision est effective dès le weekend du 14 mars et restera en vigueur jusqu’au vendredi 3 avril au moins. Une mesure exceptionnelle, qui n’a pas été prise facilement, on s’en doute. En agissant avant les décisions gouvernementales, nos évêques ont fait preuve de réalisme et d’un sens de solidarité sociale évident. Cela a immédiatement provoqué une concertation entre les différents médias d’Eglise, afin d’examiner les meilleurs moyens de pouvoir unir en prière les fidèles, privés d’eucharistie.

Il y a d’abord le maintien des retransmissions, le dimanche à 11h,  des messes dominicales (célébrées vu les circonstances, « en privé »), par la RTBF et coordonnées par CathoBel, sur La Première en radio et sur La Une en télé (un dimanche sur deux). Tous les dimanches, le Jour du Seigneur diffusera une messe « en privé » sur France 2, à 11h.

Nouveau rendez-vous: “Serrons-nous les coudes”

De son côté, la Radio Chrétienne Francophone (RCF) se mobilise aussi pour accompagner ses auditeurs dans la période de confinement destinée à ralentir la propagation du virus et protéger les personnes les plus fragilisées de notre société. Une programmation radio spéciale a été mise en place afin d’assurer l’accompagnement spirituel en ce Carême 2020.

Chaque jour, du lundi au vendredi, et au moins jusqu’au 3 avril, de 9h03 à 10h00, Frédéric Matriche et des chroniqueurs animeront une émission en direct et interactive qui apportera des conseils pratiques pour mieux vivre cette période de confinement ainsi que pour comprendre et interpréter le combat contre ce virus. Chaque matin, le point sera fait avec le service de communication et des experts du CHU Liège. La ligne et les réseaux sociaux seront ouverts afin de répondre aux questions des auditeurs, partager trucs et astuces de la vie en confinement, récolter des témoignages et surtout, susciter la solidarité. Les chroniques de Régine Kerzmann, Delphine Freyssinet, Denis de Lovinfosse et des journalistes de CathoBel enrichiront cette émission de proximité et de solidarité. Posez vos questions ou témoignez en direct pendant l’émission au 04 237 00 74 ou par mail à serronsnouslescoudes@rcf.be​ ou sur la ​page Facebook de l’émission​.

Célébrations

Durant la période de suspension des messes en paroisses, chaque samedi à 17h00​ au moins jusqu’au 28 mars, l’Eucharistie sera célébrée de façon “privée” et retransmise en direct par RCF Bruxelles, RCF Liège et 1RCF Belgique. La première Eucharistie a lieu ce samedi 14 mars à 17h00 avec Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège et l’abbé Jean-Pierre Pire, doyen de Liège. Par ailleurs, chaque jour de semaine à 19h00​, l’Eucharistie est célébrée de façon “privée” et retransmise en direct par RCF Bruxelles, RCF Liège et 1RCF Belgique. Le dimanche matin, dans un souci d’unité, RCF invite ses auditeurs à suivre les messes de 11h00 sur La Première (RTBF) en radio ou sur La Une (RTBF) en télé. Par ailleurs, et pour débuter la matinée du dimanche à 9h00, Béatrice Soltner et Véronique Alzieu proposent dans “RCF Halte Spirituelle” des entretiens où l’on puise dans l’expérience chrétienne pour engager une réflexion spirituelle aussi profonde qu’accessible. Puis à 10h00, toujours sur RCF, le théologien Christophe Herinckx répond aux questions spirituelles des auditeurs. Enfin, à 18h30, la messe est retransmise depuis Paris sur KTO TV.

KTO sur la brèche

Pendant la durée de la crise sanitaire, la télévision catholique KTO renforce la prière sur son antenne. Dès le lundi 16 mars, elle diffusera deux messes par jour:  à 07h00, en direct de Sainte-Marthe au Vatican, célébrée par le pape François, en collaboration avec Vatican Media, et à 18h15, en direct de Saint-Germain l’Auxerrois, grâce au recteur archiprêtre et les chapelains de Notre-Dame de Paris A retrouver en direct sur KTO, www.ktotv.com, Youtube et Facebook. Les rendez-vous de prières sont maintenus. A noter que du 17 au 25 mars, le sanctuaire de Lourdes organise une neuvaine pour confier à la Vierge les malades, toutes celles et ceux qui souffrent de l’éloignement et des difficultés liées à l’épidémie.

Enfin, comme les célébrations dans leurs églises conventuelles et communautés sont également suspendues, tout comme les activités des différents couvents (Forum Renaissance, Ateliers du Passage à Liège), les Dominicains de Belgique proposeront chaque dimanche, jusqu’au 3 avril, l’homélie se rapportant à l’évangile du dimanche, en audio et en vidéo (sur le site www.dominicains.be).

Et n’oublions pas les sites internet des diocèses, vicariats et unités pastorales qui ne manquent pas non plus d’initiatives pour combler le vide que représente la suspension provisoire des messes.

CathoBel, site officiel de l’Eglise francophone de Belgique mettra tout en œuvre pour que ces initiatives soient diffusées le plus largement, via son site internet (ww.cathobel.be).

Jean-Jacques Durré

Covid-19 : Dispositions pour le diocèse de Namur

En complément au communiqué des évêques de Belgique du 12 mars dernier concernant les dispositions à prendre en raison de l’épidémie du coronavirus, le diocèse a pris diverses dispositions. Le diocèse de Namur encourage ainsi la prière personnelle de tous les baptisés pour vivre, dans la foi, l’espérance et la charité, le temps d’épreuve actuel. La prière inspirée de la prière du pape François, sera diffusée et priée largement dans notre diocèse – à découvrir dans la rubrique spiritualité.

– Toutes les célébrations liturgiques publiques sont supprimées, à partir de ce samedi 14 mars matin et jusqu’au vendredi 3 avril minuit au moins. Sont concernées notamment les eucharisties dominicales et les eucharisties quotidiennes.

– A titre privé, les prêtres qui le souhaitent et en ont la possibilité pourront célébrer l’eucharistie quotidienne sine populo (en l’absence des fidèles) selon les normes canoniques et liturgiques (cf. PGMR n°209-231). Les intentions de messes déjà demandées pourront être ainsi exonérées, en invitant les fidèles à s’y unir chez eux dans la prière; on peut aussi reporter ces intentions de messes à plus tard.

– Les églises demeurent ouvertes. On peut encourager les fidèles à s’y rendre pour une prière personnelle (prière du chapelet, visite au Saint-Sacrement…).

– La première collecte impérée du Carême, destinée à Entraide et Fraternité, ne peut avoir lieu. On encouragera la mise à disposition d’un tronc à cette destination dans l’église (à relever régulièrement) ou on invitera les fidèles à verser directement leur contribution sur le compte bancaire de l’évêché BE98 0689 3596 9393 avec la communication:  »pour Entraide et Fraternité ».

– Les baptêmes, mariages et funérailles pourront avoir lieu en cercle restreint, c’est-à-dire limité aux proches et familiers concernés directement, dans l’intimité familiale.

– Les sonneries de cloches peuvent être maintenues, n’appelant plus au rassemblement, mais rythmant le temps et invitant à la communion de prière à distance aux heures habituelles.

– Le Service diocésain de Pastorale Liturgique diffusera en ligne des feuillets proposant, en vue de chaque dimanche, l’office des Laudes, les lectures bibliques de la Messe dominicale, et l’office des Vêpres, que chaque paroisse pourra diffuser.

– Le Vicariat épiscopal de la Diaconie a diffusé ce jeudi 12 mars des recommandations précises pour les personnes qui œuvrent dans les aumôneries d’hôpitaux et de maisons de repos, ainsi que pour les visiteurs de malades. On s’y référera complètement. Là où l’accès physique n’est plus permis, on encouragera d’autres manières de garder le contact avec les personnes visitées habituellement (coup de fil, cartes de soutien…).

– Les rencontres et réunions pastorales organisées par les Services diocésains (comme la Journée diocésaine de formation prévue le 21 mars) sont toutes supprimées et reportées à une date ultérieure.

– Les rencontres et réunions pastorales organisées au niveau local, notamment paroissial, et qui ne sont pas nécessaires, doivent être supprimées. Les réunions privées de (très) petites équipes (conseil de fabrique, équipe liturgique, accompagnement des catéchumènes…) peuvent être maintenues, selon discernement local.

– Les Services diocésains et autres organes ecclésiaux encourageront le télétravail et resteront disponibles aux diverses demandes qui leur seront adressées. Les permanences téléphoniques et les contacts via e-mail doivent être maintenus.

– Les rencontres de catéchèse (réunion, temps de catéchèse, retraite préparatoire…) doivent être supprimées. On encouragera les familles à vivre des temps de catéchèse à la maison, au moyen de supports utiles fournis ou transmis par les paroisses. Le Service Catéveil proposera son expertise en ce domaine. La célébration des divers sacrements (et notamment les premières communions, professions de foi et confirmations), après la date du 3 avril, sera examinée en temps opportun. Pour l’instant, aucune décision ne peut encore être prise.

– Une cellule de crise est ouverte à l’évêché de Namur, animée par M. Jean-Luc Collage, qui peut être contacté au 081.25.10.93 ou via collage@diocesedenamur.be

Des mesures qui n’ont pas été simples à prendre mais il y va de la sécurité de chacun. Le Cardinal Peter Turkson, Préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral écrit dans un long message diffusé le 11 mars dernier.
 »Pour chaque personne, croyante ou non-croyante, c’est un moment propice pour comprendre la valeur de la fraternité, du lien indissoluble entre les uns et les autres. (…) La valeur de la solidarité doit également être incarnée. Nous pensons au voisin, au collègue de bureau, à l’ami d’école, mais surtout aux médecins et aux infirmières qui risquent la contamination et l’infection pour sauver les personnes infectées. Ces travailleurs vivent et nous montrent le sens du mystère de Pâques: don et service »

Epidémie vient du grec epi-dèmos,  »sur le peuple ». Je vous invite à vivre cette épreuve qui  »nous tombe dessus » sereins, attentifs à l’autre, habités par Dieu. Et je vous bénis en Son nom.
Fait à Namur, le vendredi 13 mars 2020,

+ Pierre Warin, évêque de Namur